Je parlais la semaine dernière avec un jeune créateur d’entreprise qui a lancé son application en mode SaaS il y a quelques mois et la discussion est arrivée sur le terrain du débat OPEX – CAPEX. Une des choses que ses clients (plutôt des petites et moyennes entreprises) appréciaient le plus dans ce modèle de consommation de logiciel était définitivement la flexibilité financière que permet le modèle SaaS.
Nous vous parlions la semaine dernière de l’équation économique du cloud computing avec notamment un des changements économiques principaux qu’apporte le cloud computing: le passage d’une économie d’investissements, les coûts liés au poste IT sont perçus comme des investissements à long terme, à une économie de coûts opérationnels, ces mêmes ressources IT sont consommées à la demande, comme l’entreprise consommerait un service.
Mais dans cet article j’insistais plus particulièrement sur les infrastructures IT: stockage, serveurs. Pour les entreprises qui désirent disposer de leurs serveurs en interne les coûts fixes sont très importants: achat du matériel, équipe dédiée en interne etc. et sont considérés comme des investissements à long terme. Avec l’avènement des IaaS et des PaaS une entreprise peut désormais consommer ces mêmes ressources mais à la demande, suivant ses besoins qui peuvent changer d’un mois à l’autre. Même si unitairement le coût d’un serveur internalisé sur le long terme s’avère en général moins cher qu’une même ressource louée dans le cloud, grâce à la consommation en mode service les coûts de démarrage sont bien moindre sans compter la flexibilité au mois le mois dans la consommation.
Les infrastructures IT ne sont pas les seules qui bénéficient de cet avantage, la couche applicative subit également cette transformation grâce au cloud. Le choix et l’installation d’un logiciel ne sont pas toujours simples dans le modèle traditionnel: sélection de l’éditeur et du logiciel, achat d’une licence (en général sur le long terme), installation du logiciel sur les postes concernés, mises à jour spécifiques (voire intervention de boites spécialisées dans la gestion de ces logiciels) etc… bien souvent ce choix tombe dans la catégorie “investissement”, offrant très peu de flexibilité financière. Le modèle SaaS rend l’installation beaucoup plus rapide (juste la création de comptes pour les utilisateurs) et en général l’entreprise peut faire évoluer sa consommation (création ou suppression de comptes) beaucoup plus facilement.
Cette attractivité du modèle économique des SaaS n’est pas à négliger dans les facteurs d’adoption du cloud dans les petites et moyennes entreprises. De la même façon que beaucoup d’entreprises se tournent vers la location des voitures destinées à leur employés plutôt qu’à leur achat, le fait de pouvoir “louer” des logiciels les intéresse de plus en plus.
Non seulement cette consommation est beaucoup plus flexible mais plus pragmatiquement elle se retrouve avantageusement sur les bilans et comptes de résultats des entreprises. Pour ces petites et moyennes entreprises avoir davantage de coûts opérationnels sur le poste IT signifie des chiffres moins élevés dans la colonne investissement…
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