On l’a appris ces derniers jours, Dropbox a été victime le 17 juillet dernier d’une faille de sécurité. Celle-ci a pris la forme, pour une petite partie des utilisateurs du service de stockage et de partage de documents (et notamment en Angleterre, Allemagne et Pays Bas), en une attaque « spam » : les pirates ont en effet réussi à récupérer des adresses emails utilisées comme identifiants et de là ont cherché à s’introduire sur certains des comptes concernés.
En y parvenant sur certains, d’après le porte-parole de Dropbox sur cette affaire. La compagnie américaine, « star » la plus en vue du stockage cloud, n’a pas tardé à répondre et est restée transparente dès le début des problèmes de sécurité. La fuite des logins et mots de passe proviendrait de sites externes (les fameuses applications tierces ou « third parties » se connectant via API), par lesquelles les hackers seraient passés pour se connectés aux comptes piratés. Un des comptes en question aurait également été celui d’un employé de l’entreprise, permettant ainsi aux contrevenants d’accéder à un fichier listant, lui aussi, des comptes utilisateurs. Dropbox n’a pas souhaité commenter le nombre de comptes concernés.
En revanche, des mesures de renforcement de la sécurité ont été annoncées, notamment le « 2-factor authentication », qui fait que le seul mot de passe ne suffit plus à accéder à toutes les données d’un compte, et aujourd’hui largement en vogue chez la plupart des « gros » éditeurs SaaS. D’autres éléments de nature à rassurer entreprises et particuliers sur la sécurité du service seront également mis en place prochainement : une page pour voir tous les accès à son compte, des moteurs surveillant les accès potentiellement à risque, et des règles de changement de mot de passe plus strictes.
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