Quelles tendances en 2012 pour le stockage des données dans le cloud ? (cloud storage)
Un des pans du cloud computing qui a connu un essor important en 2011 a été le stockage en ligne (pensez ne serait-ce qu’à la réussite de DropBox, mais c’est l’arbre qui cache la forêt de nouvelles initiatives et d’offres). Maintenant que le principe semble bien établi du côté des entreprises comme des particuliers – au-delà des geeks et early-adopters classiques – on est en mesure de se demander quels seront les grands trends à venir dans les prochains mois…
Stockage de données dans le cloud : quelles tendances pour demain ?
Voilà donc quelques pistes à suivre pour comprendre quelles pourraient être les évolutions de ce nouveau secteur du cloud computing :
- de nouveaux services à valeur ajoutée, en plus des services de base de storage
Pour l’instant, les offres des « stockeurs » se limitent souvent à un simple accès FTP amélioré avec des accès multi-devices. On peut s’attendre à ce que les différents fournisseurs rajoutent des modules à leurs offres pour aller plus loins, par exemple des outils de management de versions, des backups, de la recherche… à chaque fois rajoutant quelques dollars par utilisateurs et par mois.
- une diversification des formats supportés pour aller vers des offres beaucoup plus « multimédia »
A l’heure actuelle, la plupart des offres de storage online sont utilisées (en tout cas chez les pros) pour sauvegarder des données bureautiques, sans forcément pouvoir les éditer en ligne (exception faite de Google Docs). On peut penser que très vite d’autres formats représenteront la majorité des accès et des volumes, et par conséquent on devrait voir se développer des offres spécifiques, qui en photo, qui en films, qui en fichiers spécifiques, avec même éventuellement des rendus graphiques ou des possibilités d’édition directement dans le navigateur ou le device mobile.
- toujours plus de capacité
Ce bon vieux Moore n’est pas mort : la course à l’armement du côté des fermes de serveurs continue, et le prix du Go devrait continuer à baisser, suivant ainsi l’inflation exponentielle du volume de données que particuliers et entreprises possèdent et accumulent. Si l’on considère aujourd’hui comme une entrée de gamme convenable les offres à 2 Go par utilisateurs, on peut penser assez facilement que demain, on parlera de 5, 10 ou 50 Go comme d’un minimum… et ce pour des prix toujours plus bas (mais avec aussi des services de portabilité ou de sauvegarde qui feront enfler l’addition au final…).
- offres de niches et grands acteurs
Nous pensons que la coexistence entre nouveaux acteurs et grandes entreprises va se poursuivre, avec d’un côté les Amazon, Google, Microsoft et consort, et de l’autre des sociétés jeunes et innovantes, qui prendront la suite des dropbox and co dans l’innovation, l’ergonomie, les usages… Pour le plus grand bien des consommateurs et surtout des professions ou entreprises ayant un usage et des besoins un peu particuliers.
- enfin un regard vers la sécurité ?
Peu de cas est fait aujourd’hui par les entreprises (plutôt petites) qui se mettent à utiliser les services de stockage cloud sur les aspects de sécurité : gestion des droits d’accès, cryptage des données, up- et downtimes, localisation des stockages sur des données potentiellement critiques, fuites éventuelles de fichiers, redondance, … Le marché gagnera en maturité peu à peu et devrait prendre en compte beaucoup plus les problématiques sécuritaires de tous ordres induites par le passage à ce storage « cloud ».
- des outils de gestion et de management des données
Si le stockage en ligne est une excellente nouvelle pour de nombreuses entreprises dont les besoins – mal servis depuis de trop nombreuses années – sont enfin pris en charge. Néanmoins, la propagation de ces services pose de nouvelles questions, et notamment dans la gestion des droits et des accès, désormais décorrélée des gestions « centrales » d’utilisateurs (type Active Directory). Le problème du monitoring est également bien posé, ainsi que celui de l’efficacité financière de ces types de services. En voyant même un peu plus loin, on peut envisager à un moment donné que des services d’arbitrage (en temps réel, peut-être) verront le jour, permettant aux entreprises de « bouger » leurs données en fonction des prix, des SLAs, des offres les plus avantageuses du moment…
- une plus grande intégration entre services et plateformes
Enfin, une grande tendance qui a déjà pointé le bout de son nez sera l’intégration de ces services avec les autres morceaux du grand puzzle qu’est le cloud computing, à base de web services ou d’API, les logiciels SaaS étant gourmands en terme de données ou pouvant créer et modifier tout ou partie des documents stockés…
Et vous quelles tendances voyez-vous poindre à l’horizon ?
Après avoir créé plusieurs entreprises, dirigé l’incubateur de startups d’HEC pendant 3 ans, et été responsable marketing chez Microsoft, en charge de la relation avec les éditeurs de logiciels, Guilhem lance aujourd’hui une nouvelle startup dans le domaine du SaaS B2B. Il est, avec Clément Vouillon, l’un des fondateurs de WeLoveSaaS.
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